Melusina : L'école Féerique

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 Fées et papillons

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MessageSujet: Fées et papillons   Dim 23 Mar - 16:49

Svelte et légère, Valentine se baladait tranquillement, un magnifique arc suspendu à son dos. Il était blanc, et dessins jaunes et bleus serpentaient sur le carquois boisé. De belles flèches aux mêmes couleurs servaient à tirer.

La jeune fille était vêtue d'une robe bleue foncée, avec un col blanc qui contrastait étrangement sur sa tenue. Le soleil brillait dans le ciel bleu, sans une once de nuage en vue. C'était l'après-midi et, les cours étant fini, Valentine voulait profiter du beau temps pour s'entraîner.

Ses cheveux blonds tombaient en cascade sur ses épaules qui paraissaient si frêles. La couleur de sa chevelure étincelait au soleil. Valentine ne se maquillait jamais, et ne portait qu'une chaîne autourdu cou, avec une breloque représentant une jeune fille ( de couleur argentée ) aux ailes flamboyantes, avec une splendide robe violette. Pour la Primera, ce bijou représentait sa soeur. C'était un de ses souvenirs auquelle elle gardait de l'importance ( elle avait également retrouvé, sous son ancien lit, des boucles d'oreilles apparemment magiques, l'arc, et un journal intime qui refusait de s'ouvrir ).

S'arrachant à ses pensées, la jeune fille banda son arc, et tira une flèche bleutée sur un arbre de la forêt. Elle le rata de peu. Pendant tout l'après-midi, elle s'entraîna sur des chênes éloignés, allant chercher les flèches perdues de temps à autre.

Valentine, vers 18 heures, commença finalement à se reposer un peu. Elle n'était pas vraiment fatiguée mais voulait profiter de la nature avant que la nuit ne tombe. Des papillons de toute les couleurs voltigeaient autour d'elle. Il y en avait tellement qu'elle se demanda même si nous n'avions pas changé de saison. Cette partie de Mélusina était spéciale. Içi, l'air était tellement magique, qu'elle avait la sensation de ressentir les fleurs, de les voir ou les entendre pousser et se nourrir de terre et de matière organique. Elle n'aurait pas été étonnée si les fleurs commençaient soudainement à marcher et à parler.

Finalement, elle se releva, posa son arc et la jeune fille enchaîna quelques mouvements simples de gymnastique. Mais ses pensées étaient ailleurs. Qu'aurait dit sa mère, si elle était encore vivante ? Aurait-elle préféré que Morwen soit vivante, et que sa cadette décède à sa place ? En se comparant à elle, la Primera était la même, mais en plus petite. Elle avait les mêmes qualités, en plus petite. Elle était douée pour le patinage artistique, mais pas autant que sa soeur ainée. La jeune fille avait un grand manque de confiance en elle, aussi le masquait-elle, depuis la mort de sa soeur, avec un air froid et dur. Morwen l'avait connue rieuse et gaie, ici, personne ne la connaissait. La solitude ne lui souffrait pas, elle aurait seulement voulue être avec sa soeur. En réfléchissant à la première question, elle se dit que sa mère aurait préfrérée Morwen, même si son coeur aurait souffert si elle avait du choisir parmi ses filles. Et Morwen, elle en était sûre, ne s'en serait pas remise.

Quand elle redescendit sur terre, elle observa qu'elle s'était instinctivement mise en tailleur, et prit son menton entre ses mains. La lumière baissait progressivement, et il faisait de moins en mois chaud. Finalement, le clair de lune éclairait bien, mais Valentine frissonna. Elle n'avait pas de gilet et décida de rentrer au château. Elle se préparait à partir en ramassant ses flèches, quand soudain, elle remarqua d'étranges papillons. Pour ne pas faire fuir la créature, elle s'approcha de la fleur où la petite bête s'était posée.

Valentine faillit crier de surprise, mais se retint en se mordant violemment la lèvre. La créature était une petite fée. Elle avait de grands yeux violets et une chevelure bleutée étrange et magnifique. Son visage avait l'air farouche mais courageux. Ses ailes étaient violettes, mais on pouvait voir ses membranes. C'était une couleur assez étrange.

Mais le plus bizarre était qu'elle sortait d'une fleur, de couleur violette et blanche. Cela expliquait peut-être la couleur de la fée. Et, observant les autres fleurs, elle vit en sortir des dizaines de fées, toutes de la même couleur que leur géniteur, c'est à dire la tulipe, la rose, la pensée, le camelia, le jasmin, le gyroflée, bref, toutes les fleurs du jardin magique. Mais la plus belle plante était une rose, qui brillait de toutes les couleurs inimaginables. La fleur s'ouvrit lentement, et fit voir une fée et son époux. Ils étaient plus particuliers que les autres. Les autres créatures étaient habillés simplement. Eux portaient des vêtements dorés, pour la femelle, et argentés pour le mâle. La couleur était inversée pour les couronnes qu'ils portaient sur leur tête.


* Ce sont sûrement le roi et la reine * songea la Primera émerveillée. Elle avait oublié le froid depuis longtemps. D'ailleurs, il semblait même faire plus chaud. Toutes les fées, garçons ou filles, dégageaient un aura chaud et blanc. Et soudain, le peuple de fées commença à tournoyer autour de Valentine. Elle savait qu'ils ne lui feraient pas de mal, aussi les laissa faire. Et soudain, ils se collèrent à elle ( sauf le roi et la reine ) et esseyèrent de l'entraîner vers la fleur des souverains. La Primera, enchantée du contact de leur peau contre la sienne, se laissa faire, et s'agenouilla devant la belle mais miniscule plante, où se tenaient les deux époux. La reine , qui paraissait finalement assez jeune, prit la parole, d'une voix chaude et belle :
Bonjour, Valentine. Mon nom elfique est beaucoup trop compliqué pour la race humaine, mais tu peux m'appeler Isabella. Je te connais depuis que tu es petite. lui dit-elle, voyant son air désorienté.
He oui ! rit-elle. C'est moi qui ai guidé ta grand-mère d'adoption jusque toi et je t'ai également fait survivre quand tu étais bébé. Ta mère voulait que je sois ta marraine.
Ma mère ? Comment était-elle ? Je ne l'ai pas connue. Etait-elle magicienne ?
Elle avait un côté elfique, oui. Elle était très gentille et adorait les enfants et le patinage.
Valentine se tut. Elle, qui aurait posé tellement plus de questions en d'autres circonstances, était bouleversée par ces révélations, bien qu'elle les connaissait déjà.
Je ne suis pas venue pour te dire ça. dit la fée d'un air grave. N'essaie pas de ressembler à ta soeur. Elle avait un contact facile avec les gens. Toi, tu n'as pas besoin de leur compagnie. Tu peux facilement faire semblant. Tes vrais amis sont les créatures magiques, bonnes ou mauvaises. Les animaux également. N'aie pas peur d'eux et ne te fie pas aux apparences. C'est mon conseil.
Quoi ? Mais... Je veux être avec les autres !
Je sais, mais les autres se fient aux apparences. Quand on ne sourit pas, les gens croient qu'on est triste. Un jour, tu rencontreras quelqu'un qui t'aimera comme tu es. Ce ne sera pas forcément une fille.
Un garçon ? Valentine eut un sursaut de dédain. Les garçons sont affamés et méchants, sadiques et pervers, maladroits et dégoutants. Ces êtres sont ignobles, je les méprise.
Isabella soupira, et dit :
Fais-moi confiance. Et si tu veux une aide, où que ce soit, appelle-moi.
Soudain, des pas retentirent. La Primera lança un coup d'oeil aux fées, mais elles avaient toutes disparues. La jeune fille se releva et banda son arc, méfiante.
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Lyra Isari
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MessageSujet: Re: Fées et papillons   Mer 26 Mar - 18:23

Lyra avait depuis longtemps abandonné les sorties nocturnes. Elle adorait cela mais détestait se retrouver en face de Barkus ou bien même de Barkus et de son directeur de maison, Theodore. Elle préférait donc se lever tôt quand les deux hommes avaient enfin retrouvé leur lit pour faire un petit somme qui les aiderait à tenir lors de leur prochaine veille. La nuit suivante. Comme toutes les nuits. Mais ce soir, c'était différent. Lyra était entourée de trois jeunes filles qui dormaient paisiblement, d'un sommeil lourd et profond. Elle était restée seule avec ses pensées, son esprit éveillée aussi bien que son corps qui était loin d'être fatiguée. Elle dormait trop et parfois ressentait le besoin de plus se dépenser, de se promener.

Elle se retournait donc dans son lit en essayant de se clamer, de respirer profondément, de penser à quelque chose de reposant. Elle essaya même d'écouter de la musique calme, classique, reposante. Mais rien n'y fait. Elle restait les yeux ouverts. La jeune adolescente entendait les moindres pas de Theodore dans la salle commune, prêt à surgir sur le premier de ses élèves qui se risqueraient en dehors de son dortoir. Elle dû simuler le sommeil deux ou trois fois quand il rentra à l'improviste dans la chambre des quatre jeunes filles. Aucune des fois, elle ne se fit prendre. Elle était bien trop intelligente et lui bien trop confiant. Il pensait vraiment les avoir dompté comme ce ridicule petit concierge...Mais il ne s'imaginait pas combien elle les dupait et avec quel délice elle le faisait ! Après quelques heures, alors que la lune était dans le ciel brillant de tout son éclat, elle entendit une porte s'ouvrir...puis se refermer doucement avec un léger grincement. Avec un soupir de satisfaction, elle laissa passer un petit quart d'heure. Puis elle se leva doucement, et s'habilla prestement.

Avec un dernier regard vers ses camarades endormies, elle sortit du dortoir, traversa la salle commune refroidie par l'absence de cheminée dans le feu et sortit par la porte en la fermant délicatement. Elle resta immobile quelques instants, écoutant chaque petit bruit, dissimulant son aura. Puis, elle se dirigea vers une sortie découverte quelques mois auparavant avec Ewilan. Le concierge ne la connaissait probablement pas, ni personne d'autre d'ailleurs. Elle était fière de sa découverte et ressentait un frisson de plaisir chaque fois qu'elle l'utilisait. Elle regrettait juste que Dana ne soit pas à ses cotés. Soupirant, et s'empêchant de perdre courage, elle serra les poings et sortit dehors.

Un vent frais faisait balancer doucement ses cheveux roux qu'elles venaient de couper courts aux épaules. Afin d'être dégagée et de sentir un peu plus encore la douce sensation du vent sur sa peau, à travers ses cheveux, faisant parfois perler de petites larmes de ses yeux à cause du froid. A ce moment précis, elle se sentait tellement bien. Tellement libre. Elle pouvait penser, marcher comme le vent choisi d'être une brise innocente ou une tornade dévastatrice. Elle se dirigea, les mains dans ses poches, la capuche sur son visage, une écharpe lui couvrant presque tout le visage, vers la prairie aux milles couleurs. Elle adorait cet endroit. De plus, avec la lumière de la Lune, elle trouvait les couleurs encore plus belles, étranges, alléchantes. Peut être que ce lieu l'aiderait à s'apaiser et ainsi de s'endormir. Elle avait fini par ne plus se préoccuper de son aura ...mais elle sentit tout de suite qu'elle n'était pas seule sur ses terres. Pourtant, elle avait remarqué le verrou placé avec soin par Barkus avant d'emprunter le chemin qu'elle connaissait. Il ne pouvait pas être dehors.

Mais alors qui ? A cette heure plus que tardive ? Elle commença à marcher pareille à une ombre, dissimulant le plus possible le bruit de ses pas, balançant la tête de droite à gauche. De loin, elle avait plus l'allure d'une voleuse plutôt qu'une simple élève d'une école prestigieuse de magie. Elle sentait l'aura de plus en plus forte à chaque fois qu'elle esquissait un pas de plus. Elle finit d'ailleurs par apercevoir une jeune fille entourée de fées. Mais à peine s'était elle rendu compte de ce spectacle que toutes les fées disparurent. La jeune fille, semblant un peu déboussolée, regardait tout autour d'elle. Elle sembla percevoir une présence. Lyra s'en fichait. Elle était certaine que cette jeune fille n'était personne d'inquiétant. Elle avait un visage impassible, profitant de la caresse du vent jusqu'au dernier moment. Lyra avait tout sauf envie de discuter avec quelqu'un. Mais elle fit quand même le premier pas. La jeune rousse s'approcha de la jeune fille, hocha la tête en un petit salut, et remarqua que cette personne lui était complètement inconnue. Pourtant, elle avait l'impression de retrouver des traits caractéristiques d'une personne très connue d'elle.

Sans plus réfléchir, la jeune femme demanda d'un air qu'elle voulu étonnée mais qui fut plus teintée d'ironie.


On teste la chaleur de la nuit ? Tu sais...tu n'es pas censée être là !

Elle non plus bien sûr n'était pas censée être là mais...la jeune fille n'était pas en mesure de le savoir; Elle pouvait être très bien une prefette qui avait reçu un ordre spécial de la part du concierge fou que détenait dans son château Melusina. Attendant, curieuse, la réaction de la jeune adolescente, elle l'étudia du regard; Oh non, la jeune volfia n'était pas gênée ! Elle avait tout les droits en ce moment précis. L'autre ne la connaissait pas. Lyra savait qu'elle était nouvelle ici. Tout pour un épisode de nuit parfaitement unique et plein de surprises !

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MessageSujet: Re: Fées et papillons   Mer 2 Avr - 11:37

Valentine ressentit la fatigue accumulée dans ses bras. Elle baissa donc son arc, en voyant une jeune fille rousse et plutôt jolie, ayant l'air triste. La Primera la reconnut aussitôt et eut une moue de dédain :
Parce que toi, tu as plus le droit que moi de te balader ?
La blonde ( :p ) regarda Lyra de son regard froid. Alors, c'était elle ? La meilleure amie de sa soeur ? Une fille hautaine et soi-disant supérieure ? Elle plongea le regard dans celui de la Volfia, et vit immédiatement certains moments qu'elle avait passé avec sa soeur. Pourquoi son pouvoir ne lui montrait pas son passé ? Morwen, elle, lisait le passé des gens dans leurs yeux, parfois même leur avenir. Pourquoi pas elle ?
* Parce que tu es faible. * fut sa réponse mentale immédiate. Mais, avant qu'elle ait eu le temps de s'interroger sur cette défection, un concert d'aboiements et de miaulements se déchainèrent.
hj : pas trop d'inspi sur ce coup-là ^^
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